Kinshasa – Le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo, a connu un tournant majeur ce jeudi devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Le ministère public a requis une peine de 14 mois de servitude pénale principale contre l’artiste, tandis que la partie civile a sollicité 250 000 dollars américains de dommages et intérêts.
Au cours de son réquisitoire, le parquet militaire a demandé au tribunal de déclarer la prévenue coupable et de la condamner à une peine de quatorze mois de prison, assortie du paiement des frais d’instance. Le ministère public a également demandé qu’une contrainte par corps de six mois soit appliquée en cas de non-paiement de ces frais dans les délais prévus par la loi.
La partie civile réclame réparation
Sur le volet civil, les avocats de la partie civile ont réclamé une indemnisation de 250 000 USD, estimant avoir subi un préjudice dans cette affaire. Le parquet a demandé au tribunal de juger recevable et fondée l’action introduite par le requérant, ouvrant ainsi la voie à un éventuel dédommagement si les juges venaient à donner raison à la partie civile.
Une affaire très suivie par l’opinion
L’affaire remonte à avril 2026 après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo devenue virale montrant un homme soumis à des sévices infligés par des militaires dans une parcelle de Kinshasa. La présence de Rebo Tchulo sur les lieux avait suscité une vive polémique et conduit à l’ouverture de poursuites judiciaires.
Selon les éléments avancés au dossier, la chanteuse est poursuivie pour des faits liés à l’incitation présumée de militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et à la discipline militaire.
Verdict attendu
À ce stade, les réquisitions du parquet ne constituent pas encore une condamnation. La défense dispose toujours de la possibilité de présenter ses arguments avant que le tribunal ne rende sa décision finale.
Le verdict est désormais attendu avec une attention particulière par le monde artistique, les proches de la chanteuse ainsi que l’opinion publique congolaise, cette affaire étant devenue l’une des plus médiatisées de l’année en RDC.





