Kinshasa – La République démocratique du Congo continue de faire face à une importante épidémie d’Ebola. Selon le dernier rapport de situation de l’Institut National de Santé Publique (INSP), arrêté au 4 août et publié le 5 août, le pays totalise désormais 3 973 cas confirmés, 1 801 décès et 776 guérisons depuis le début de la flambée épidémique. D’après les données officielles, le taux de létalité global s’élève à 45,3 %.
L’épidémie reste confinée à 51 zones de santé
Les autorités sanitaires indiquent que l’épidémie demeure géographiquement circonscrite à 51 zones de santé sur les 140 que compte le pays. Aucun nouveau foyer n’a été signalé au cours des dernières 24 heures couvertes par le rapport, une évolution considérée comme encourageante dans la lutte contre la propagation du virus.
La province de l’Ituri reste la plus touchée, concentrant à elle seule 87,1 % des cas cumulés enregistrés à l’échelle nationale. Les autres provinces concernées sont le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.
Le Sud-Kivu enregistre 56 jours sans nouveau cas
Parmi les indicateurs jugés positifs, le rapport souligne que le Sud-Kivu totalise désormais 56 jours sans nouveau cas confirmé. Cette situation témoigne des progrès réalisés dans les efforts de surveillance et de riposte menés par les équipes sanitaires sur le terrain.
Les autorités continuent néanmoins d’appeler à la vigilance afin d’éviter toute résurgence de la maladie dans les zones où la transmission semble maîtrisée.
Plus de 700 patients guéris
Sur le plan médical, la RDC a enregistré 776 patients guéris. Le rapport mentionne également la première guérison officiellement enregistrée dans la province du Haut-Uélé, un signal encourageant pour les équipes engagées dans la prise en charge des malades.
Dans le même temps, un nouveau centre de traitement d’Ebola doté de 120 lits a été inauguré à Rwankole, en Ituri, afin de renforcer les capacités d’accueil et de soins des patients.
Des défis persistants dans la riposte
Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent. Le taux national de suivi des contacts est actuellement estimé à 75,3 %, un indicateur essentiel pour interrompre les chaînes de transmission du virus. Les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour améliorer le traçage des contacts et renforcer la surveillance communautaire dans les zones affectées.
Alors que l’Ituri reste au cœur de l’épidémie, le gouvernement congolais et ses partenaires sanitaires maintiennent leur mobilisation afin de contenir définitivement la maladie et réduire le nombre de nouvelles contaminations.







